Le nom de Chanteloup apparaît, pour la première fois dans le texte d'une donation de terres, signée le 31 mars 1162 par Thibault, seigneur de Marly et au cours du XIIIe siècle, plusieurs documents font état du nom d'un hameau, non loin des limites de la paroisse de Poissy, du nom de Cantus Lupi, notamment dans les écrits des moines de l'Abbaye Saint Victor de Paris.
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"Les Vignes de Noé"
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Toujours est-il que dès 1162 nous connaissons l'existence du hameau le long d'un chemin dit "route du Roi" qui conduit d'Andrésy à Triel en contournant l'Hautil, notamment par la rue de l'Abreuvoir.
Chanteloup a d'ailleurs longtemps servi, tant à la chasse aux seigneurs de Poissy et de Versailles qu'à leurs déplacements vers Dieppe. Voilà peut-être une des raisons de la présence, dans les armes de Chanteloup, des fleurs de lys.
A partir de ce moment, sous le règne de Philippe-Auguste, Chanteloup reste présent dans l'histoire et les rues se forment. Après la Rue de l'Abreuvoir, c'est autour du Chapitre que se groupent les premières maisons.

Au Moyen Age, Chanteloup était bien connu, notamment du fait des bois de la Haute-Isle, très giboyeux, où les seigneurs de Poissy et, plus tard, du Château de Saint-Germain chassaient le sanglier. Les noms de rues et de lieu-dit s'en souviennent.
Les Chantelouvais sont même, au cours de l'histoire, témoins de faits de guerre comme ceux du général anglais Talbot qui vint assiéger et prendre Poissy pendant la guerre de Cent Ans en 1441 ou encore de Henri IV en 1590.
Une première chapelle a été érigée en 1444, dédiée à Saint-Roch.
A partir de 1514, les chantelouvais bâtirent leur église presque entièrement à leurs frais et ce après qu'un enfant fût mort sans baptême et deux fidèles sans les derniers sacrements. La plaque de fondation de l'église rapporte ainsi que la construction a commencé le 8 mars 1514 et que l'édifice fut béni le 20 octobre 1518.
L'église a des proportions heureuses. Elle mesure 32 mètres dans sa longueur totale comme dans la hauteur de sa tour. La largeur et la hauteur de la nef sont aussi égales entre elles et sont de 8 mètres. Les deux chapelles latérales, dédiées à la Sainte Vierge et à Saint Vincent, patron des vignerons, donnent à son plan la forme d'une croix latine.

Un des moments forts de l'histoire de l'église était la baptême d'une cloche, une cérémonie qui se renouvelait souvent car les cloches, fondues avec des défauts se brisaient au bout de quelques années. Dans le clocher neuf de l'église Saint-Roch on avait logé 2 cloches. En 1682, une 3e fut bénite. Jeanne ANROUX en était la marraine. Un an plus tard, le 3 avril 1683, Séraphin JOSNU, Conseiller du Roi et François David de VILLENEUVE, lieutenant général, donnaient leur nom aux deux premières cloches refondues
Enfin, le 11 octobre 1784, la princesse de Conti, était marraine d'une cloche à Chanteloup et son beau-frère, le duc de Penthièvre en était le parrain.
Après que les chantelouvais eussent inscrit en tête du "Cahier des Doléances" le 18 avril 1789, adressé aux Etats Généraux, leur souhait d'être détachés de la paroisse de Triel, Chanteloup était érigé en commune autonome en 1791.